J’ai voulu postuler à l’ONUCI… puis j’ai compris qu’elle n’existait plus
Quand j’ai commencé à chercher un emploi dans l’humanitaire ou la coopération internationale, je suis vite tombé sur le nom ONUCI, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire. À l’époque, je pensais qu’il s’agissait encore d’une mission active. L’idée de contribuer à une cause concrète, sur le terrain, dans un contexte réel… ça me parlait. Pour savoir comment postuler dans le domaine, consultez ce lien.
Mais en creusant un peu, j’ai découvert que l’ONUCI avait officiellement pris fin en 2017. Ça ne m’a pas découragé. Bien au contraire, ça m’a ouvert les yeux sur tout un univers : celui des missions onusiennes, bien vivantes, et souvent mal connues du grand public.
L’ONUCI, c’était quoi exactement ?
Pour bien comprendre, il faut revenir quelques années en arrière. L’ONUCI a été lancée en 2004, à un moment où la Côte d’Ivoire traversait une crise politique et militaire majeure. L’objectif était simple en apparence : rétablir la paix, accompagner les élections, protéger les civils, et renforcer les institutions.
En réalité, c’était un travail de fourmi, fait de médiation, de sécurisation, d’appui technique et de présence dissuasive. Des milliers de personnes ont participé à cette mission : militaires, policiers, mais aussi personnels civils, logisticiens, traducteurs, spécialistes des droits de l’homme… Un travail colossal, discret, mais crucial.
Même si l’ONUCI est terminée, d’autres missions continuent
Ce que j’ai vite découvert, c’est que l’ONU continue d’intervenir un peu partout dans le monde, souvent dans des contextes similaires. Aujourd’hui, il existe des missions de paix actives, notamment en Afrique, comme :
- la MINUSMA au Mali (en cours de retrait progressif),
- la MONUSCO en République Démocratique du Congo,
- la MINUSCA en Centrafrique.
Et ce ne sont que quelques exemples. Chaque mission a besoin de profils variés, avec ou sans terrain, avec ou sans uniforme. Il ne faut pas se limiter à l’idée d’un casque bleu : il y a des postes civils, techniques, logistiques, juridiques, et bien d’autres.
J’ai cherché comment postuler… et je suis tombé sur Inspira
Le site inspira.un.org est un peu austère au début, je vous l’accorde. Mais c’est la porte d’entrée officielle pour candidater à un poste à l’ONU. Vous y trouvez :
- des offres classées par mission, pays, ou spécialité,
- des postes temporaires, des contrats à durée déterminée,
- et même des offres pour jeunes diplômés, comme le programme YPP (Young Professionals Programme).
On vous demandera de créer un profil détaillé (le fameux “PHP”, Personal History Profile), un peu comme un CV très complet. C’est fastidieux, mais indispensable. Personnellement, j’ai mis deux soirées à tout remplir. Mais une fois fait, vous pouvez postuler à plusieurs offres facilement.
Le volontariat, une vraie porte d’entrée pour débuter
Si, comme moi, vous n’avez pas 10 ans d’expérience en zone de conflit, il y a une solution qui mérite toute votre attention : le volontariat ONU. Le site unv.org regroupe des missions accessibles dès 22 ans, souvent dans des ONG partenaires ou des agences onusiennes.
C’est un engagement fort, d’une durée de 6 à 12 mois en général, mais qui vous plonge dans le réel. Vous êtes indemnisé, logé dans certains cas, et vous travaillez aux côtés de professionnels aguerris.
J’ai connu des personnes qui, après un premier volontariat, ont été recrutées pour de bon par le PNUD, l’UNICEF ou l’OCHA. C’est donc bien plus qu’une “expérience” sur un CV, c’est une vraie rampe de lancement.
Les profils recherchés sont plus variés qu’on ne le pense
Je pensais que l’ONU ne recrutait que des juristes polyglottes ou des diplomates aguerris. En réalité, il y a une très grande diversité de postes. Si vous avez de l’expérience dans l’un de ces domaines, vous avez des chances :
- logistique, achats, gestion de projet,
- ressources humaines, informatique, traduction,
- sécurité, santé publique, éducation, environnement.
Et si vous parlez anglais couramment (le français est un atout pour les missions africaines), vous avez un vrai avantage. Mais ce qui compte surtout, c’est la capacité à s’adapter, à travailler dans des contextes multiculturels, parfois instables, et à garder la tête froide.
Mon avis : ça vaut la peine d’essayer, même sans piston
Oui, c’est vrai, l’ONU est un gros système, un peu bureaucratique, pas toujours transparent dans ses choix. Mais j’ai vu autour de moi des personnes qui, sans réseau, sans école prestigieuse, ont réussi à s’y faire une place, à force de persévérance et d’un peu de chance aussi.
Il faut s’accrocher, bien cibler les offres, soigner ses candidatures, et ne pas se décourager si on n’a pas de réponse rapide. Le processus est long, mais il peut être payant.
👉 Si vous, aujourd’hui, vous rêvez de travailler dans un contexte international, au service de la paix ou du développement, ne laissez pas la disparition de l’ONUCI vous freiner. Il y a d’autres missions, d’autres voies, et peut-être un poste qui vous attend quelque part sur le site de l’ONU. Prenez le temps de vous renseigner, construisez votre profil, et lancez-vous. Ce n’est pas réservé aux autres.






