Travailler comme éboueur, j’y avais jamais vraiment pensé… et puis
Franchement, je ne m’étais jamais dit un jour : “Tiens, si je devenais éboueur.” Et pourtant, après une période de chômage un peu longue, je suis tombé sur une petite annonce affichée devant la mairie. Le mot “recrutement” accroché à “service propreté” a piqué ma curiosité. Quelques clics plus tard, je me retrouvais en train de postuler à un métier dont je ne savais pas grand-chose, mais qui, au fond, avait du sens. Et croyez-moi, j’ai bien fait.
Si vous êtes dans une situation similaire, ou simplement en quête d’un travail stable, concret, et qui a une vraie utilité sociale, cet article est pour vous.
C’est quoi, exactement, le travail d’éboueur ?
Avant de commencer, je me suis posé cette question toute simple : que fait vraiment un éboueur ? En réalité, il y a plusieurs rôles derrière ce mot. Le plus connu, c’est celui de ripeur, c’est-à-dire la personne qui monte et descend du camion pour ramasser les sacs et les bacs. Ensuite, il y a le chauffeur, qui conduit le camion-benne.
Mais on oublie souvent que derrière cette activité physique, il y a aussi une vraie coordination, de la sécurité, et une responsabilité : celle de garder nos rues propres. C’est un travail de l’ombre, mais sans lui, tout s’arrête très vite.
Faut-il un diplôme ou une formation ?
Non, et c’est ce qui m’a rassuré. Pour être ripeur, vous n’avez pas besoin d’avoir un diplôme spécifique. Il faut surtout être en bonne forme physique, fiable, et respectueux des consignes.
Pour devenir chauffeur, en revanche, le permis poids lourd (permis C) est indispensable. Et si vous l’avez déjà, c’est un vrai plus pour être recruté rapidement.
Personnellement, je n’avais ni expérience ni permis poids lourd, et j’ai quand même été embauché. Alors oui, c’est accessible.
Où chercher un poste ? J’ai testé plusieurs options
Dans mon cas, j’ai trouvé l’annonce via la mairie, mais j’ai vite compris qu’il y avait d’autres façons de postuler :
- Les collectivités locales (mairies, communautés de communes) publient souvent des offres sur leurs sites ou leurs panneaux d’affichage.
- Les entreprises privées comme Veolia, Suez, Nicollin ou Derichebourg recrutent régulièrement.
- Les agences d’intérim proposent aussi des missions, surtout pour des remplacements ou en période estivale.
- Et bien sûr, il y a Pôle emploi, Indeed, ou encore leboncoin qui regorgent d’offres de terrain.
Ce que je vous conseille : appelez directement les services techniques de votre ville ou déplacez-vous. Montrer votre motivation, en face à face, peut vraiment faire la différence.
L’entretien, simple mais important
Quand j’ai passé mon entretien, je m’attendais à quelque chose de très formel. En réalité, c’était surtout un échange sur mon motif de candidature, ma disponibilité et ma capacité à travailler tôt (et je vous le dis tout de suite, on commence très tôt !).
Ils m’ont aussi parlé de la sécurité, des gestes à respecter, et du fait qu’on travaille par tous les temps. Pluie, canicule, neige… les déchets n’attendent pas.
Les conditions de travail : ce n’est pas facile, mais c’est clair
Je ne vais pas vous mentir, c’est un métier physique. On marche beaucoup, on soulève des charges, on court parfois derrière le camion. Mais on s’y fait. Et surtout, il y a une bonne ambiance. On bosse en petite équipe, on se soutient, on rigole même parfois malgré l’odeur.
Les horaires sont généralement très matinaux (j’embauche à 5h du matin), ce qui veut dire aussi que vous avez votre après-midi libre. C’est un rythme, il faut s’y habituer, mais au final, on prend vite le pli.
Le salaire ? Honnête et stable
À mes débuts, j’ai touché environ 1 600 € net par mois, avec des primes liées aux horaires, à la pénibilité, et au travail le week-end ou les jours fériés. Certains collègues chauffeurs gagnent bien plus, surtout avec de l’ancienneté.
Et puis, il y a la sécurité de l’emploi, surtout quand on est embauché par une collectivité. Les contrats en CDI ne sont pas rares, et il y a souvent des opportunités d’évolution, notamment vers des postes de chef d’équipe ou de responsable secteur.
Ce que j’ai appris en devenant éboueur
J’ai appris à me lever tôt, à travailler en équipe, à respecter les consignes à la lettre. J’ai aussi découvert à quel point ce métier est essentiel, et à quel point les gens qui le font méritent du respect.
Et croyez-moi, quand vous rentrez chez vous après avoir nettoyé des rues entières, vous ressentez une forme de fierté simple, mais authentique. Si vous cherchez à travailler dans le secteur du nettoyage et de la propreté, ce métier pourrait vous surprendre.
👉 Si vous êtes prêt à bouger, à vous lever tôt, et que vous cherchez un travail utile, concret, accessible sans diplôme, alors je vous conseille vraiment de regarder du côté des services de propreté. Vous pourriez être surpris. Moi, je ne pensais pas que ce métier me plairait autant… et pourtant, je suis encore là, des mois plus tard, avec le sentiment d’avoir trouvé ma place.






