Adema recrutement : se lancer dans l’agriculture sans diplôme

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J’ai tenté Adema pour savoir si l’agriculture était faite pour moi

Je vous le dis franchement : je n’y connaissais rien. Pas une ligne sur mon CV ne parlait de ferme, de culture, ni d’élevage. Mais j’avais besoin d’air, de concret, de sens. Alors quand j’ai entendu parler de la formation Adema, j’ai été curieux. C’était court, gratuit, et sans engagement. Exactement ce qu’il me fallait pour me faire une idée. Et vous savez quoi ? Ça a tout changé.

Si vous aussi vous vous posez des questions, si vous avez envie de tester un autre univers sans tout quitter d’un coup, ce que je vais vous partager pourrait vraiment vous éclairer.

Adema, c’est une immersion guidée dans le monde agricole

Je ne savais pas que ça existait : une formation courte, proposée par l’ANEFA, accessible aux demandeurs d’emploi, pour découvrir les métiers de l’agriculture. Pas besoin de diplôme, ni d’expérience. On vous prend comme vous êtes, avec vos envies, vos doutes, vos hésitations.

En gros, c’est un programme de 22 jours, dont une semaine de stage en exploitation agricole. L’objectif ? Vous donner une vision réaliste, sans pression, du travail dans ce secteur.

On n’est pas là pour décrocher un CDI à tout prix, mais pour savoir si ça peut nous plaire.

Je n’étais pas seul, et ça fait du bien

Le groupe était hétéroclite : des jeunes en reconversion, des personnes plus âgées, des profils urbains comme moi, et quelques curieux de la campagne. Très vite, une cohésion s’est créée. On partageait tous ce même besoin de changement. Et surtout, on était accompagnés. Un formateur bienveillant, des animateurs passionnés… franchement, on ne se sent jamais abandonné.

Le premier jour, je ne savais même pas ce qu’était un semoir. À la fin, je pouvais reconnaître les principales cultures de la région.

Ce qu’on apprend pendant la formation

Tout est pensé pour que ça reste simple, concret, mais utile :

  • On découvre les différents métiers agricoles (maraîchage, élevage, viticulture, etc.)
  • On fait des visites de fermes, des rencontres avec des pros
  • On a des ateliers pratiques : hygiène, sécurité, gestes de base
  • Et surtout, on part en immersion une semaine dans une exploitation

Moi, j’ai choisi une ferme maraîchère bio, et j’ai adoré le rythme, le contact avec la terre, le fait de voir le résultat de son travail, jour après jour.

Et si on n’aime pas ? Aucun souci

Je vous rassure : si à la fin, vous vous rendez compte que ce n’est pas votre voie, vous n’avez rien perdu. Vous aurez appris, rencontré du monde, peut-être même gagné un peu de confiance en vous. Et vous repartez avec un petit dossier de suivi, qui peut vous aider à rebondir sur un autre projet.

Mais si vous aimez… alors là, les portes s’ouvrent.

Les débouchés après Adema

À la fin de la formation, certains ont trouvé un CDD saisonnier, d’autres sont partis en CAP agricole, ou même en alternance. Les fermes cherchent du monde, surtout si vous avez déjà mis un pied dedans.

Adema, c’est une porte d’entrée, pas une fin. Et c’est justement ce qui en fait un tremplin intéressant, surtout si vous êtes en reconversion ou si vous sortez d’une période un peu floue.

Côté finances, pas de mauvaise surprise

Je touchais mes allocations Pôle emploi, donc pas de changement. Mais ceux qui n’étaient pas indemnisés pouvaient bénéficier d’une aide régionale. Le mieux, c’est d’en parler avec votre conseiller.

Les déplacements et repas étaient en partie pris en charge. Et surtout, aucun frais d’inscription. C’est rare, et franchement appréciable quand on compte ses sous.

Comment s’inscrire à une session Adema

Le plus simple, c’est de parler à votre conseiller Pôle emploi. Il peut vous orienter vers l’ANEFA de votre région. Sinon, allez faire un tour sur www.anefa.org, la carte des formations est souvent à jour. Les sessions se remplissent vite, alors mieux vaut ne pas trop attendre.

On vous demandera peut-être de remplir un petit dossier, ou de participer à une réunion d’info. Rien de bien sorcier.

Si vous hésitez encore, voilà ce que je vous dirais

Avant Adema, je pensais que le monde agricole était inaccessible, réservé aux “fils de paysan” ou aux durs à cuire. Aujourd’hui, je sais que c’est un monde ouvert, qui a besoin de bras, de têtes, et surtout de gens motivés.

Même si vous venez de la ville, même si vous n’avez jamais vu une vache de près, vous avez votre place. Il suffit d’oser faire le premier pas.

Et franchement, quand ce pas ne vous coûte rien, qu’il peut changer votre vie… pourquoi ne pas tenter ?

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