Formation testing logiciel : débuter dans un métier technique

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Quand j’ai découvert le métier de testeur logiciel

C’est en parlant avec un ami développeur que j’ai entendu parler du testing logiciel, un métier technique, mais finalement très humain, où la logique, la curiosité, et le sens du détail font toute la différence. J’étais loin d’imaginer que derrière chaque appli qu’on utilise, chaque site ou logiciel, il y avait des gens dont le travail était justement de repérer les défauts, traquer les bugs, vérifier que tout fonctionne. Je me suis alors renseigné sur les formations en test logiciel.

Si vous êtes ici, c’est sans doute que ce métier vous intrigue. Peut-être que vous cherchez à vous reconvertir, ou que vous voulez enfin mettre un pied dans le numérique, sans passer par le code pur. Rassurez-vous, je suis passé par là, et je vais vous expliquer simplement ce que j’ai compris sur les formations, les outils, et surtout les possibilités qui s’ouvrent à vous.

Le rôle du testeur, ce n’est pas juste cliquer sur des boutons

Je dois avouer qu’au début, je pensais que tester un logiciel, c’était juste essayer des fonctionnalités au hasard. Mais c’est bien plus subtil que ça. Le testeur, ou QA (Quality Assurance), suit des scénarios bien précis, documente chaque résultat, anticipe les erreurs que l’utilisateur pourrait rencontrer, et remonte tout ça à l’équipe technique.

Il existe plusieurs types de tests :

  • Le test manuel, où l’on simule des actions humaines
  • Le test automatisé, avec des scripts pour tester des fonctionnalités rapidement
  • Les tests de performance, de sécurité, ou de compatibilité

C’est un vrai travail d’équipe, en lien avec les développeurs, les chefs de projet, parfois même les designers. Et pour ça, pas besoin d’être un as du code, mais il faut aimer comprendre, observer, documenter.

Je me suis vite demandé par où commencer

Et là, j’ai découvert qu’il existe plein de manières d’apprendre ce métier. J’ai passé pas mal d’heures à comparer les options, les formats, les prix, comme par exemple les formations dans des domaines innovants. Voici ce que j’ai retenu.

Se former avec une certification ISTQB

C’est LA certification dont on m’a le plus parlé. L’ISTQB est une certification reconnue partout dans le monde. Elle vous donne les bases théoriques du test logiciel : les méthodes, les cycles de test, les outils.

C’est une formation plutôt courte, en général 3 à 5 jours, suivie d’un examen. On peut la suivre en ligne ou en présentiel. Je la recommande si vous voulez valider vos compétences rapidement, ou si vous postulez dans une boîte qui demande ce type de diplôme.

Les formations plus pratiques, type bootcamp ou e-learning

Si vous partez de zéro, je vous conseille d’aller vers une formation plus complète, plus concrète. Il existe des bootcamps ou des cursus en ligne, souvent sur quelques semaines à quelques mois. Par exemple, OpenClassrooms, Simplon, ou Udemy proposent des parcours bien construits, parfois avec des projets réels à réaliser.

J’ai aimé cette approche parce qu’on n’est pas juste passif : on écrit des cas de test, on utilise de vrais outils, on suit un projet de A à Z. Et certains programmes sont éligibles au CPF, ce qui est un vrai plus si vous voulez éviter de payer de votre poche.

Les formations diplômantes, pour aller plus loin

Il existe aussi des licences professionnelles, des BTS ou DUT avec une spécialisation qualité logicielle. C’est plus long (1 à 2 ans), souvent en alternance, mais ça ouvre des portes vers des postes d’ingénieur test, ou même des fonctions managériales dans le QA.

Si vous êtes jeune diplômé ou en reconversion longue, ça peut valoir le coup.

Est-ce qu’il faut savoir coder pour devenir testeur ?

C’est la question qu’on me pose souvent. Et la réponse, c’est non… mais.
Non, parce qu’on peut commencer avec du test fonctionnel manuel, sans écrire une ligne de code.
Mais si vous voulez évoluer vers du test automatisé, ou comprendre le fonctionnement du logiciel en profondeur, connaître les bases de HTML, JavaScript ou Python est un vrai avantage.

Moi, j’ai commencé sans coder, puis je me suis mis petit à petit à écrire de petits scripts. C’est faisable, et même satisfaisant quand on voit les tests se lancer tout seuls.

À quoi ressemble le quotidien d’un testeur ?

Chaque jour est différent. Parfois, on reçoit une nouvelle version à tester. On vérifie les corrections, on cherche ce qui a pu casser ailleurs. D’autres fois, on prépare de nouveaux cas de tests, ou on discute avec les développeurs pour comprendre un bug complexe.

On utilise aussi des outils spécifiques :

  • JIRA pour gérer les tickets
  • TestRail ou Xray pour suivre les plans de test
  • Postman pour tester les API
  • Et bien sûr, Selenium ou Cypress pour les tests automatisés

C’est un métier où on apprend en continu, et où l’on sent qu’on contribue à améliorer la qualité d’un produit. Et ça, franchement, c’est gratifiant.

Et après, quelles perspectives ?

Ce que j’aime avec ce métier, c’est qu’il n’est pas figé. Vous pouvez rester testeur manuel, vous spécialiser en automatisation, devenir test lead, ou même bifurquer vers le product management ou la cybersécurité.

Le secteur recrute, surtout dans les startups, les ESN, les éditeurs de logiciels. Et côté salaire, on peut commencer autour de 28 000 € brut/an, puis grimper rapidement avec l’expérience.

Mon conseil pour vous lancer

Si le testing vous attire, commencez simple. Regardez un cours en ligne gratuit, testez des outils, créez un compte sur GitHub, lisez des rapports de bugs d’applications open source. Et ensuite, choisissez une formation qui correspond à votre niveau et à votre projet.

Le numérique a besoin de profils comme le vôtre. Pas seulement des codeurs, mais aussi des gens capables de penser qualité, usage, fiabilité. Et si vous aimez observer, creuser, comprendre… vous avez déjà une partie du profil.

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