Formation Paysagiste Adulte : Devenez un Professionnel | Emploi-Senior

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Formation Paysagiste Adulte : Devenez un Professionnel | Emploi-Senior

J’ai voulu changer de vie, alors j’ai pensĂ© Ă  devenir paysagiste

Un jour, je me suis demandĂ© ce que je faisais vraiment de mes journĂ©es. Assis, derriĂšre un Ă©cran, Ă  ressasser les mĂȘmes tĂąches
 J’avais besoin d’autre chose. De bouger, de crĂ©er, de respirer. Et c’est lĂ  que l’idĂ©e m’est venue : et si je devenais paysagiste ?

Je ne viens pas du mĂ©tier, je n’ai pas de diplĂŽme agricole, mais j’avais cette envie profonde d’apprendre, de m’investir dans un mĂ©tier manuel, vivant, concret. Alors j’ai commencĂ© Ă  chercher une formation adaptĂ©e aux adultes, et j’ai dĂ©couvert un monde bien plus riche que je ne l’imaginais.

Si vous ĂȘtes dans ce mĂȘme Ă©lan, que vous cherchez une voie qui a du sens, je vous partage ici tout ce que j’ai appris, en espĂ©rant vous aider Ă  y voir plus clair.

Ce mĂ©tier, ce n’est pas juste planter des fleurs

Quand on pense “paysagiste”, on pense souvent jardinier ou plante verte. Mais c’est bien plus vaste que ça. Un paysagiste, c’est aussi un crĂ©ateur d’espaces, un technicien du sol, un amoureux des saisons. Il peut travailler dans des jardins privĂ©s, pour des collectivitĂ©s, sur des chantiers urbains ou dans des parcs naturels.

On touche Ă  tout : maçonnerie lĂ©gĂšre, irrigation, dessin, plantation, taille, entretien, parfois mĂȘme gestion d’équipe. Il faut aimer la variĂ©tĂ©, accepter de se salir un peu, ĂȘtre attentif aux dĂ©tails, et surtout, savoir Ă©couter la nature.

Je me suis vite demandé comment me former, à mon ùge

Je ne suis plus Ă©tudiant, et je ne voulais pas repartir pour trois ans d’études. Ce que je cherchais, c’était une formation concrĂšte, adaptĂ©e Ă  ma rĂ©alitĂ© d’adulte. Et bonne nouvelle : il y en a, et elles sont nombreuses.

Le CAPa jardinier paysagiste

C’est la base. Une formation courte, en gĂ©nĂ©ral 6 mois Ă  1 an, qui vous donne les fondamentaux : reconnaĂźtre les plantes, utiliser les bons outils, entretenir un espace vert, rĂ©aliser de petites constructions (bordures, murets
).

Je l’ai vu proposĂ© en formation continue ou en alternance dans des CFPPA (centres de formation agricole), souvent trĂšs bien Ă©quipĂ©s. Pas besoin d’avoir 20 ans : la majoritĂ© de ma promo avait entre 30 et 50 ans.

Les titres professionnels et BPA

Si vous avez un peu plus de temps, ou déjà une expérience dans un métier manuel, il existe aussi des titres professionnels ou des BPA travaux paysagers. Ce sont des formations certifiantes, souvent éligibles au CPF, trÚs orientées pratique.

Elles permettent aussi d’évoluer ensuite vers un poste de chef d’équipe, voire de monter sa propre activitĂ©.

Les formations courtes et spécialisées

Certains organismes proposent aussi des modules courts pour se perfectionner sur un point précis :

  • Taille douce des arbres
  • Conception de massifs
  • Pose de clĂŽtures ou d’arrosage automatique
  • Lecture de plans paysagers

C’est parfait si vous avez dĂ©jĂ  un pied dans le mĂ©tier ou si vous voulez complĂ©ter un bagage plus gĂ©nĂ©ral.

Est-ce que c’est finançable ? Oui, et heureusement

Je ne vais pas vous mentir : certaines formations coĂ»tent plusieurs milliers d’euros. Mais j’ai Ă©tĂ© surpris par le nombre de financements disponibles quand on cherche bien.

Personnellement, j’ai mobilisĂ© mon CPF, et PĂŽle emploi a complĂ©tĂ© grĂące Ă  une AIF. Si vous ĂȘtes salariĂ©, il existe aussi Transition Pro, qui permet de financer une reconversion. Et si vous ĂȘtes indĂ©pendant, renseignez-vous auprĂšs de votre OPCO.

Il faut parfois un peu insister, remplir des papiers, relancer les organismes
 mais ça en vaut la peine.

Le quotidien en formation : du concret, du terrain, du vivant

Ce qui m’a le plus plu dans la formation, c’est que tout est ancrĂ© dans le rĂ©el. On apprend les gestes, pas juste la thĂ©orie. On est sur le terrain, on transpire, on teste, on se trompe, on recommence.

Et surtout, on est entourĂ© de formateurs passionnĂ©s, qui ont eux-mĂȘmes travaillĂ© dans le mĂ©tier. Ils parlent vrai, ils vous montrent leurs astuces, ils vous prĂ©parent Ă  ce que vous allez vivre une fois en poste.

On apprend aussi Ă  travailler en sĂ©curitĂ©, Ă  manier des outils, Ă  penser l’écologie dans nos pratiques. Ce n’est pas juste de la dĂ©co, c’est une vraie vision de l’environnement.

Et aprùs la formation, qu’est-ce qu’on peut faire ?

Je vais ĂȘtre direct : les dĂ©bouchĂ©s sont lĂ . Entre les entreprises de paysage, les mairies, les Ă©tablissements publics, les particuliers
 la demande est constante. Surtout si vous ĂȘtes sĂ©rieux, ponctuel, et que vous aimez bien faire.

Certains choisissent de travailler en tant que salariĂ©, d’autres se lancent en micro-entreprise pour faire de l’entretien ou des petits amĂ©nagements. On peut aussi Ă©voluer, passer un BP pour encadrer des Ă©quipes, ou mĂȘme devenir formateur.

Et puis, travailler dehors, avec ses mains, voir un espace se transformer sous vos yeux
 c’est une vraie fiertĂ©.

Si vous vous demandez si c’est “trop tard”

Je vais vous dire ce que j’aurais aimĂ© entendre plus tĂŽt : il n’est jamais trop tard pour changer de mĂ©tier, surtout si c’est pour faire quelque chose qui vous reconnecte Ă  vous-mĂȘme, Ă  la nature, aux autres.

Se former Ă  l’ñge adulte, c’est un dĂ©fi, oui. Mais c’est aussi une aventure, une revanche, un choix fort. Et quand vous commencez Ă  crĂ©er avec la terre, Ă  planter, Ă  voir pousser ce que vous avez imaginé  tout prend un autre sens.

Alors, si vous avez cette petite envie au fond de vous, ne l’ignorez pas. Elle pourrait bien devenir votre plus belle dĂ©cision.

José PEREZ
José PEREZ

José est un spécialiste des ressources humaines avec plus de 10 ans d'expérience dans le recrutement et la gestion des talents. DiplÎmée en psychologie du travail, elle a commencé sa carriÚre dans des agences de recrutement avant de rejoindre des entreprises de renom pour y développer des stratégies RH innovantes 


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