Je voulais faire du montage, mais je ne savais pas par où commencer
J’ai toujours été fasciné par la vidéo. Les clips bien rythmés, les mini-films qui nous prennent aux tripes, même les vidéos YouTube bien montées. Mais pendant longtemps, je pensais que c’était réservé aux experts, à ceux qui avaient fait une école de cinéma ou qui maîtrisaient la technique sur le bout des doigts.
Spoiler : ce n’est pas vrai. Si vous êtes motivé, curieux, et un peu rigoureux, vous pouvez apprendre à monter des vidéos, même en partant de zéro. Et ça tombe bien, il existe aujourd’hui plein de formations accessibles, bien faites, qui vous guident pas à pas.
Alors si vous vous posez la question, si vous hésitez à vous lancer, je vous partage ici ce que j’aurais aimé savoir quand j’ai commencé.
Le montage vidéo, ce n’est pas juste “couper-coller”
Avant de me former, j’imaginais que monter une vidéo, c’était surtout découper des morceaux, ajouter une musique, puis exporter le tout. Mais en fait, c’est beaucoup plus subtil que ça.
Un monteur vidéo, c’est un narrateur. Il prend des images, des sons, des silences même, et il en fait une histoire. Il choisit le bon rythme, les transitions qui ont du sens, il ajuste les couleurs, les ambiances, et il donne vie à ce qu’il monte. Que ce soit un spot publicitaire, une interview, un documentaire ou une vidéo TikTok, le rôle du monteur reste crucial.
Et plus j’apprenais, plus je me rendais compte que ce métier est à la fois technique et sensible. Un bon montage ne se remarque pas toujours, mais il se ressent.
J’ai testé plusieurs façons de me former
Je ne vais pas vous mentir : au début, j’ai cherché la solution miracle. J’ai visionné plein de tutos gratuits sur YouTube, mais souvent, c’était décousu. Je finissais par comprendre des bouts de choses, sans vraiment progresser. Alors j’ai commencé à chercher des formations plus sérieuses, et là, j’ai découvert qu’il y avait plusieurs approches possibles.
Les formations en ligne, à votre rythme
Pour moi, c’était le plus pratique. J’ai testé plusieurs plateformes :
- Udemy (bon rapport qualité/prix, mais attention aux formations datées)
- Tuto.com (très orienté Adobe, avec des packs complets)
- OpenClassrooms (plus encadré, avec un mentor)
Ce que j’ai aimé, c’est la liberté. Je pouvais apprendre le soir, entre deux rendez-vous, ou le week-end. Et surtout, je pouvais revenir en arrière, refaire un exercice, mettre en pause. Parfait si vous avez un emploi du temps un peu instable.
Les formations pro, pour aller plus loin
Si vous voulez une certification, ou si vous avez un projet de reconversion, je vous conseille de regarder du côté des formations financées par le CPF ou Pôle emploi. Certaines écoles proposent des modules très complets, avec un vrai accompagnement, des projets concrets, voire un titre reconnu (comme celui de monteur truquiste, inscrit au RNCP).
L’investissement est plus important, mais c’est aussi plus structuré. On vous pousse à produire, à vous organiser, à penser comme un pro.
Les formations longues (BTS, licences…)
C’est une autre voie, plus académique. Si vous avez le temps (et l’envie) de vous engager dans un cursus d’un ou deux ans, il existe des BTS métiers de l’audiovisuel, ou des licences pro orientées montage. On y apprend aussi la prise de vue, la production, le son. C’est parfait pour des profils plus jeunes, ou ceux qui veulent travailler dans le cinéma ou la télé.
Mais clairement, ce n’est pas indispensable pour commencer à monter.
Les logiciels, parlons-en
C’est la question qui revient tout le temps : “Quel logiciel faut-il apprendre ?”
Voici ceux que j’ai essayés, et ce que j’en pense :
- Adobe Premiere Pro : très complet, utilisé par les pros, mais abonnement mensuel un peu cher.
- DaVinci Resolve : gratuit dans sa version de base, puissant, mais un peu intimidant au départ.
- Final Cut Pro : uniquement sur Mac, très fluide, interface agréable.
- Shotcut / Hitfilm / CapCut : parfaits pour débuter, surtout si votre but est le contenu YouTube, TikTok ou Instagram.
Mon conseil ? Ne vous noyez pas dans les outils. Choisissez-en un, testez-le à fond, puis changez si besoin. Le montage, ce n’est pas l’outil qui fait tout, c’est votre œil, votre sens du rythme.
À qui ce métier peut convenir ?
Franchement, à plus de monde qu’on ne le croit. Vous êtes peut-être :
- Créatif(ve), avec envie de raconter des choses en image
- En reconversion, et attiré par un métier plus visuel, plus libre
- Déjà dans la communication, le marketing, ou les réseaux sociaux
- Simplement curieux, avec une caméra et des idées
Le métier de monteur vidéo peut être fait en indépendant, en agence, ou même à distance pour des clients dans le monde entier. C’est un métier libre, et c’est ce qui m’a séduit.
Est-ce qu’on peut en vivre ?
Oui, et plutôt bien, si vous vous spécialisez et si vous savez vous vendre. En débutant, un freelance peut facturer 150 à 300 € la journée, parfois plus. En CDI, les salaires tournent autour de 1 800 à 2 500 € brut, selon l’expérience.
Mais ce qui compte le plus, c’est votre portfolio. Montrez ce que vous savez faire. Même si ce sont des projets personnels. Vos vidéos parleront pour vous.
Si vous hésitez à vous lancer
Je comprends, j’ai hésité aussi. Le numérique peut faire peur, les logiciels semblent complexes, le marché paraît saturé. Mais la réalité, c’est qu’il y a de la place pour tous les styles. Il y a toujours besoin de quelqu’un qui monte bien une interview, un teaser, un tuto ou un court-métrage.
Commencez petit, formez-vous à votre rythme, créez vos premières vidéos. Et vous verrez que le reste vient naturellement. Le montage, c’est un langage. Et une fois qu’on le parle, on ne voit plus les images de la même façon.






