Formation brancardier Pôle emploi : se former sans diplôme

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Ce métier qui m’a parlé tout de suite

Je ne vais pas vous mentir, quand j’ai commencé à chercher une reconversion, j’étais un peu paumé. Je voulais un métier concret, qui ait du sens, et surtout, où je pouvais aider les autres. Et un jour, en échangeant avec un infirmier, il m’a parlé du métier de brancardier. Pas besoin de diplôme, utile tous les jours, au cœur de l’hôpital, sans être soignant… Ça m’a intrigué.

Peut-être que vous êtes dans la même situation que moi à l’époque : en reconversion, en recherche d’emploi, ou tout simplement en quête d’un travail plus humain. Si c’est le cas, je vous partage ici tout ce que j’ai appris, notamment grâce à Pôle emploi, qui propose un vrai coup de pouce pour se lancer.

Un rôle discret mais essentiel

Le brancardier, ce n’est pas juste quelqu’un qui pousse des lits. C’est une personne de confiance, toujours en mouvement, qui assure les transferts des patients, des urgences jusqu’à la salle d’opération, du bloc jusqu’au service, parfois même jusqu’au scanner ou à la radio.

Il faut être attentif, respectueux, organisé, et surtout, avoir une vraie capacité à garder son calme, même quand tout s’agite autour. Si vous êtes du genre à aimer bouger, mais que vous n’êtes pas à l’aise avec les soins techniques, ce métier pourrait bien vous convenir.

Faut-il un diplôme pour devenir brancardier ?

Non. Et c’est justement ce qui m’a donné envie de creuser. Ce métier est accessible sans formation médicale préalable, même si certaines bases sont toujours les bienvenues. Ce qu’on vous demandera surtout, c’est d’être en bonne condition physique, capable de porter, pousser, marcher, parfois longtemps.

Dans certains hôpitaux, on vous demandera aussi le SST (Sauveteur Secouriste du Travail) ou une attestation de gestes de premiers secours. Mais si vous ne l’avez pas, pas de panique : c’est souvent intégré dans la formation.

À quoi ressemble la formation concrètement ?

J’ai été surpris par la richesse du programme. En général, les formations durent de 2 semaines à 2 mois, parfois un peu plus selon les modules. On y apprend :

  • les règles d’hygiène à l’hôpital
  • les postures à adopter pour éviter les blessures
  • les consignes de sécurité
  • la communication avec les patients et les équipes
  • les bases du transport médicalisé

Et le plus intéressant, à mon avis, c’est qu’on fait de la pratique. Pas juste de la théorie en salle, mais des mises en situation, avec des brancards, des mannequins, des scénarios d’urgence.

Est-ce que Pôle emploi finance la formation ?

Oui, et heureusement. Parce que sans leur aide, je ne me serais jamais lancé. En fait, si vous êtes inscrit comme demandeur d’emploi, vous pouvez faire financer votre formation de brancardier par différents moyens :

  • une Aide individuelle à la formation (AIF)
  • une POEI (Préparation opérationnelle à l’emploi individuelle)
  • ou parfois, via des formations collectives proposées directement par Pôle emploi

Le plus simple, c’est de prendre rendez-vous avec votre conseiller, lui parler de votre projet, et voir ensemble les formations disponibles près de chez vous. Parfois, il y a des sessions en partenariat avec des hôpitaux ou des centres de santé qui recrutent à la sortie.

Où se former ? Pas besoin d’aller loin

Selon où vous habitez, les solutions varient. Moi, j’ai trouvé une session via l’AFPA, mais il existe aussi des formations chez :

  • La Croix-Rouge
  • GRETA
  • des centres de formation hospitaliers
  • parfois même dans des lycées pro ouverts aux adultes en reconversion

Certaines structures proposent un stage d’immersion en milieu hospitalier en fin de parcours, ce qui est top pour prendre ses marques avant de postuler.

Et après la formation, on trouve du travail ?

La réponse est oui. Le secteur recrute, surtout depuis la crise sanitaire. Les brancardiers sont recherchés dans :

  • les hôpitaux publics
  • les cliniques privées
  • les établissements de soins de suite
  • les blocs opératoires
  • et parfois même en ambulances ou maisons de retraite

Beaucoup de stagiaires trouvent un emploi à l’issue de leur formation, surtout si elle est liée à une POEI (l’établissement forme pour embaucher). Et si vous êtes mobile, vous augmentez vos chances.

Ce que je pense du métier, maintenant que je connais mieux

C’est un métier qu’on ne choisit pas par hasard. Il faut aimer bouger, travailler en équipe, et être au service des autres, sans toujours avoir de reconnaissance immédiate. Ce n’est pas facile tous les jours, les horaires peuvent être irréguliers, il y a du stress parfois… mais franchement, ça a du sens. Et ça, à mes yeux, ça vaut beaucoup.

Si vous avez envie de vous sentir utile, tout en démarrant une nouvelle vie pro sans repartir pour cinq ans d’études, je vous conseille de vous pencher sérieusement sur cette voie.

Vos questions, que j’ai déjà entendues mille fois

Peut-on devenir brancardier à 50 ans ?
Oui, tant que vous êtes en forme physiquement, l’âge n’est pas un obstacle.

Est-ce que le métier est dur physiquement ?
Un peu, oui. Il faut bouger tout le temps, mais on apprend à adopter les bons gestes pour se protéger.

Peut-on évoluer ensuite ?
Oui, certains deviennent ambulanciers, aides-soignants ou passent des concours internes dans la fonction publique hospitalière.

Quel est le salaire ?
En début de carrière, comptez autour de 1 500 à 1 700 € net par mois, selon le lieu de travail.

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